Voilà un mois que je suis ici.
Si je le souhaite, tout pourrait être parfait. Mais je n'en ai pas envie.
J'ai laissé trop de monde là-haut. J'y ai laissé quelqu'un qu'il ne fallait pas perdre des yeux.
La distance chose réelle qui nous aide à comprendre et à prendre conscience de nos sentiments.
Chose terrible que je haïs au possible aujourd'hui.
La distance, un mot normal, des voyelles, des consonnes... Mais dernière ce truc, il y a toute une histoire, il y a une flopée de sentiments qui partent dans tous les sens. Certains s'éloignent mais beaucoup resurgissent et deviennent plus fort.
La distance ça fait mal, très mal. A cause d'elle, tu fais la rencontre de sa cousine: la solitude. Cette merde, ce sont deux merdes qui te pourrissent l'être. Qui te mangent, qui te bouffent sans pitié.
Et puis il y a autre chose aussi. CE quelque chose qui est pire que la distance, que la solitude. Qui ne te bouffe pas mais qui tu tuerait presque à petit feu. Mais à celui là, je ne lui donne pas de nom parce que j'en ai mal de l'écrire, de le prononcer, de l'entendre et de le voir. Ça occupe tes pensées, ca gâche tes journées, tu en perds ton sourire et ta joie de vivre. On voudrait pourtant l'avoir avec nous, le sentir dans ses bras. Mais non. Il résiste, il te domine. Le plus dur, c'est de se dire que quelqu'un d'autre peut et a réussit à conquérir une partie de lui pendant que toi, tu es là comme une grosse conne à ne pas comprendre, à vouloir le récupérer par n'importe quel moyen. Mais non. Il est trop tard. Et tu t'enfermes sur toi même, tu te crée ta carapace et s'en est fini pour cette histoire aussi belle de sentiments que de mal.Marion, tu as semé. Maintenant à toi d'assumer et de récolter.